États-Unis - Une poursuite est déposée contre la Secrétaire intérieure Napolitano alléguant l’inconstitutionnalité de sa politique sur l’extrême droite

Publié le par Chouan Bourguignon

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États-Unis - Une poursuite est déposée contre la Secrétaire intérieure Napolitano alléguant l’inconstitutionnalité de sa politique sur l’extrême droite

dimanche 3 mai 2009

La garantie constitutionnelle de liberté d’expression des opinions politiques est en jeu.

Rappelons que Janet Napolitano est la chef mal informée du Département de la sécurité intérieure des États-Unis qui a causé un incident diplomatique en répétant le mythe que les auteurs des attentats du 11 septembre étaient entrés par le Canada.

Notons par ailleurs que Napolitano ne semble pas inquiète de la véritable menace, celle des islamofascistes qui distillent leurs discours séditieux et extrémistes dans des mosquées à travers le pays ! Il y a même 35 camps d’entraînement djihadistes en sol américain... et ce sont les vétérans et les Américains aux valeurs traditionnelles que les forces de l’ordre devront surveiller. C’est aussi Napolitano qui, dans le but de mettre fin à la politique de la peur, a éliminé les mots « terroristes » et « guerre à la terreur » du vocabulaire officiel... pour ensuite adopter une politique de la peur des conservateurs. C’est Orwell !

Michelle Bachman, républicaine (Minnesota) membre de la Chambre des représentants, demande à Janet Napolitano de démissionner :

***

Napolitano ment aux Américains au sujet de son rapport sur l’extrême droite. Le Thomas More Law Center dépose une poursuite :

ANN ARBOR, Michigan - Le Thomas More Law Center, un cabinet juridique d’intérêt public basé à Ann Arbor au Michigan, a annoncé qu’il avait déposé une poursuite, le jeudi le 16 avril, contre la Secrétaire intérieure Janet Napolitano. (cliquer ici pour la poursuite, anglais, .pdf)

La poursuite allègue que la « Politique sur l’extrême droite » de son Département, décrite dans le rapport d’évaluation du renseignement intitulé Rightwing Extremism : Current Economic and Political Climate Fueoing Resurgence in Radicalization and Recruitment » (cliquer ici pour le rapport, anglais, .pdf), (L’extrême droite : une résurgence de la radicalisation et du recrutement alimentée par le climat économique et politique actuel) viole les libertés civiles des anciens combattants ainsi que des citoyens américains, en les ciblant pour un traitement défavorable en raison de leurs convictions politiques.

Napolitano a tenté de calmer la polémique ayant entouré la diffusion du rapport en présentant des demi excuses aux anciens combattants, mais elle a omis tous les autres Américains que son Département a pris pour cibles en raison de leurs convictions politiques. En fait, des fonctionnaires de son Département admettent maintenant que leur service interne des libertés civiles s’était opposé au langage du rapport sur l’extrémisme, mais le Département l’a diffusé quand même.

Richard Thompson, président et avocat en chef du Law Center, a déclaré :

« Janet Napolitano ment au peuple américain quand elle dit que le rapport n’est pas fondé sur l’idéologie ou les convictions politiques ».

« En fait, son rapport serait louangé par la Gestapo et tout dictateur actuel ou passé pour la façon dont il cible les opposants politiques. Ce rapport écrit de manière incompétente, qui incite les forces de l’ordre dans tout le pays à cibler et dénoncer les citoyens américains qui ont les convictions politiques mentionnées dans le rapport, sera utilisé comme un outil de répression de l’opposition politique et des opinions. Il fournira un prétexte aux adversaires de ces Américains pour les signaler à la police comme des extrémistes et des terroristes. Vous pouvez imaginer ce qui se passera ensuite. »

Le rapport mentionne expressément que les forces de l’ordre doivent tenir compte des convictions politiques suivantes pour déterminer si une personne est une extrémiste de droite :

- s’oppose à l’avortement
- s’oppose à des restrictions sur les armes à feu
- s’oppose à l’immigration laxiste
- s’oppose à la politique du Président Obama en matière d’immigration, de citoyenneté et d’expansion des programmes sociaux
- s’oppose à la poursuite des accords de libre échange
- s’oppose au mariage des personnes de même sexe
- démontre de la paranoïa face aux régimes étrangers
- craint les régimes communistes
- s’oppose à un gouvernement mondial
- déplore le déclin du statut des États-Unis dans le monde
- est perturbé par les pertes d’emplois dans le secteur manufacturier au profit de la Chine et de l’Inde
- ...et ainsi de suite

La poursuite a été déposée à la US District Court pour le District de Michigan Est au nom de Michael Savage, animateur conservateur d’un radio talk show national, Gregg Cunningham (président de l’organisation pro-vie Center for Bio-Ethical Reform, Inc (CBR) ), et Kevin Murray, vétéran de la Marine de guerre.

Le Law Center allègue que le Département de Napolitano (DHS) a violé les droits constitutionnels de ces trois plaignants tels que garantis par les 1er et 5e amendements, en portant atteinte à leur liberté de parole, leur liberté d’association, ainsi que leur droit à une égale protection. La poursuite allègue en outre que le Département de l’intérieur encourage les forces de l’ordre de tout le pays à cibler des citoyens et à les signaler aux autorités fédérales comme de présumés extrémistes de droite et des terroristes potentiels sur la base de leurs convictions politiques.

Thompson a ajouté : « L’administration Obama a déclaré la guerre aux patriotes américains et à notre Constitution. Le même rapport reconnaît que le Département ne dispose pas d’informations spécifiques sur quelque projet de violence par des soi-disant « extrémistes de droite ». Il vise plutôt l’expression d’opinions politiques par certains individus et organisations qui s’opposent aux politiques de l’administration Obama, alors que l’expression d’opinions politiques est protégée en vertu du 1er amendement ».

Le Law Center demande au tribunal de déclarer que la Politique du Département est contraire aux 1er et 5e amendements, de la déclarer inapplicable, de manière permanente, au discours et autres activités des demandeurs, et d’accorder aux demandeurs leurs frais légaux raisonnables et frais de justice.

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