Profanation du cimetière de Mers El Kebir

Publié le par Chouan Bourguignon

Source : http://jacques.vassieux.free.fr/modules/news/article.php?storyid=166

COMMUNIQUE BREIZH 2004 2 décembre 2006

L’un des plus gros scandales lié à la mémoire collective française est bien la profanation du cimetière de Mers El Kebir, où les tombes des marins morts à Mers El Kébir ont été saccagées et les sépultures violées par des criminels de la mémoire, qui ont voulu montrer par ce geste leur mépris des marins Français morts sous les obus anglais.
Souvenons-nous que, contrairement aux lois de la guerre sur mer, l'amiral anglais Somerville, le 3 juillet 1940, a fait tirer sur les navires français, incapables de riposter. Une véritable curée : près de 1 300 hommes trouvent la mort. Le cuirassé Bretagne engloutit, à lui seul, 977 officiers et marins, dont plus de 700 marins bretons.
(Source site : http://mers-el-kebir.net/ )

L’Association Mers El-Kébir a utilisé tous les moyens légaux pour se faire entendre, au contraire des mouvements qui font l'actualité médiatique et qui deviennent le lot commun de toute revendication.

Mais l’Association ne reçoit pas l'écho souhaité. Parce que leur combat n’est pas « vendeur », parce que leur combat est gênant pour la politique étrangère menée par nos responsables politiques, et parce que « la Grande Muette » elle-même est gênée de répondre de ces actes dont elle est en partie responsable.

Nous sommes, nous aussi, responsables de cette perte de mémoire collective.

Que reste-t-il des marins tombés à Mers El Kébir.
Rien, ou presque.

La fascination de la mort s’est étendue aux autorités françaises, apeurées qui ont laissé la profanation du cimetière s’accomplir.

Pour ajouter un peu plus à l’ignominie, le gouvernement français, incapable de donner à nos marins une sépulture digne de leur sacrifice, s’est permis, avec l’accord des autorités algériennes, de raser les tombes et de remplacer les croix par des parallélépipèdes de béton.

Le cimetière de Mers El Kébir ne présente plus qu’un paysage de désolation.

C’est une atteinte de plus à l’honneur de nos marins. C’est une démarche crapuleuse et indigne d’un gouvernement de la France. Dès lors nous passons de l’oubli au sacrilège.

En prenant acte de ce maquillage grossier et de cette mascarade grotesque, nous, Breizh 2004 assurons l’association Mers El Kébir de notre soutien et demandons pour la dernière fois au gouvernement et aux hommes et femmes politiques que les restes de nos marins soient rapatriés et qu’un monument soit érigé en Bretagne afin de perpétuer leur mémoire.

Notre combat continue.

Claude Guillemain
Président
BREIZH 2004
Mouvement fédéraliste breton et européen.
http://www.breizh-2004.org

Commentaires de M. G HIREL
Objet: le gouvernement français crache sur les tombes bretonnes.
Ref : photographies réalisées à Mers El Kebir .

L’affligeante affaire de Mers El Kebir (4 juillet 1940) qui causa la
mort de 1297 marins constituait déjà un point de friction franco-breton
eu égard à l’importante proportion de Bretons présents sur les navires
de la Flotte française en 1940: de l’ordre de 66%. Une grande partie
des marins fut ensevelie dans le cimetière militaire de Mers El Kebir.
Les restes des marins du “Bretagne”,coulé, ont été regroupés dans un
ossuaire , lui même profané.
Depuis des années les tombes étaient constamment profanées par les
musulmans. Saisi du problème le gouvernement français a pris des
mesures: sur proposition du ministre des Anciens Combattants - lui même
français de souche nord africaine - et avec l’accord des autorités
algériennes trop heureuse de l’aubaine, il a fait raser les tombes et
remplacer les croix posées dessus par des parallélépipèdes de béton non
susceptibles de froisser les musulmans.
Devant une telle forfaiture et l’injure perpétrée, il ne reste à la
Bretagne d’autre choix que d’intimer l’ordre à la France de quitter son
territoire en bon état avant que ses ressortissants ne se fassent
écharper et que leurs collaborateurs bretons ne soient punis pour leur
félonie.

G.Hirel

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