Diversité ethnique, une mauvaise chose ?

Publié le par Chouan Bourguignon

La diversité ethnique est la mère de la méfiance, un article de " The
Australian-The Nation ", par Peter Wilson, correspondant en Europe, 10 octobre
2006
La diversité ethnique sape sérieusement les liens de confiance et de sociabilité
à l'intérieur d'une même communauté, selon une importante et récente recherche
qui jette une lueur sombre sur les théories optimistes concernant les bénéfices
du " melting pot " social dans les sociétés d'immigration, telles que
l'Australie.

Ces dérangeantes découvertes sur les effets de la diversité ethnique sont le
fait de Robert Putnam, spécialiste de science politique à l'Université de
Harvard, dont les recherches précédentes sur la dynamique des communautés ont eu
une grande influence sur les acteurs politiques des États-Unis et ont été citées
par les candidats australiens au poste de premier ministre, Peter Costello et
Mark Latham.

Le professeur Putnam a retardé la publication des résultats de sa recherche par
crainte de l'impact qu'ils pourraient avoir sur les politiciens et autres
acteurs politiques, mais il a fini par révéler ce qu'il croyait dans une
interview accordée au " Financial Times " de Longres.

Au cours de sa recherche très poussée, il a constaté que plus une communauté est
diverse, moins ses habitants avaient tendance à faire confiance à qui que ce
soit, que ce soit leur voisin de palier ou leur gouvernement.

Les gens devenaient même plus méfiants à l'égard des personnes appartenant à
leur propre groupe ethnique que de celles qui venaient d'ailleurs.

L'impact de cette recherche sera considérable, en raison de la stature du
professeur Putman, dont l'ouvrage " Bowling alone " a été fait l'objet de
beaucoup d'attention de la part des gouvernements et des intellectuels du monde
entier, après sa parution en 2.000.

" Bowling alone " démontrait dans quelle importante mesure le " capital social "
a décru dans les dernières décennies, au fur et à mesure que décroissait le
nombre de personnes qui adhéraient aux groupes de bénévoles et groupes
communautaires qui ont longtemps joué un rôle dans la cohésion sociale.

Le titre de l'ouvrage faisait allusion à une découverte du professeur Putnam :
beaucoup de gens abandonnent les groupements, clubs de bowling par exemple,
auxquels ils appartenaient et passaient leur temps en solitaires plutôt que dans
des réseaux sociaux.

Le Trésorier fédéral et l'ex-dirigeant travailliste fédéral M. Latham ont
emprunté des idées à cet ouvrage pour leurs discours sur le capital social.

Le professeur Putnam, qui travaille maintenant en Grande-Bretagne, a déclaré au
" Financial Times " que, après des années de recherche, il avait différé la
publication de ses résultats jusqu'à ce qu'il soit en mesure de mettre au point
des suggestions susceptibles d'aider à compenser les effets négatifs de la
diversité, déclarant : " il aurait été irresponsable de publier autrement ".

Sa découverte la plus importante est que " en présence d'une diversité, nous
nous accroupissons. "

" Nous nous comportons comme des tortues ", a-t-il dit. " Les effets de la
diversité sont bien pires qu'on ne l'avait imaginé.

Il a mené son étude aux États-Unis, mais il est persuadé que ses découvertes
sont tout aussi valables pour d'autres pays.

Elles feront l'objet d'études approfondies en Australie et dans la plupart des
pays européens, où les gouvernements luttent de plus en plus contre les
retombées politiques et sociales de l'immigration et de la diversité ethnique et
religieuse.

Selon l'étude du professeur Putnam, c'est à Los Angeles que la confiance
mutuelle est le moins répandue, et LA est " la région habitée la plus
diversifiée de toute l'histoire du monde ", mais les mêmes conclusions restent
valables dans le Dakota du Sud, région rurale, " où quand on parle de diversité,
cela veut dire que l'on a invité des Suédois à un pique-nique norvégien. "

Si l'on tient compte pour établir ces résultats des questions de classe, de
revenu et autres facteurs, on constate que plus il y a de races différentes
cohabitant dans la même cohabitation, plus la confiance mutuelle se perd

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