Lundi 25 décembre 2006

Source : http://www.topchretien.com/topinfo/?/12031/faudratil-un-jour-debatiser-noel

Qui ne s'est aperçu de la substitution de langage qui, d'année en année, sur les frontons des mairies et édifices publics, transforme le traditionnel souhait de "Joyeuse fête de Noël" en "Joyeuses fêtes de fin d'année" ou "Joyeuses fêtes" tout court ? Ce n'est pas simple fantaisie sémantique. Le nom de Noël, qui évoque la naissance du Christ, événement fondateur de l'histoire et de la foi chrétiennes, est-il devenu politiquement incorrect dans la société multiculturelle d'aujourd'hui, au point qu'il faille éviter de le prononcer ? Plus qu'en France, à l'approche du 25 décembre, aux Etats-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, des initiatives sont prises contre un affichage trop voyant de la fête de Noël, pour ne pas risquer de choquer la sensibilité des croyants des autres religions.

En Angleterre spécialement, une "guerre de Noël", comme écrit la presse, a éclaté. Les symboles de la fête, qu'ils aient un lien avec le rite chrétien (la crèche) ou n'en aient aucun (le sapin), disparaissent peu à peu du paysage. Selon The Sun, dans plus des trois quarts des bureaux londoniens, les décorations de Noël auraient été déconseillées, voire interdites. Dans la commune de Luton, Noël a été rebaptisé "Luminous". A Birmingham, le nom a été remplacé dans les documents administratifs par celui de "Fête de l'hiver". Dans les postes britanniques, sur les timbres de fin d'année, à la place de la crèche, de l'étoile des bergers et des trois rois mages, ce sont des bonshommes de neige et des rennes qui ont été imprimés.

Cette "débaptisation" de Noël ne se fait toutefois pas sans réaction dans la population britannique, où des associations chrétiennes s'insurgent contre "les dérives qui démolissent la fête chrétienne la plus aimée". Et Mgr John Sentamu, archevêque d'York, numéro deux de l'Eglise anglicane, a accusé "les athées et les sécularistes agressifs de vouloir balayer les symboles chrétiens de la vie publique" pour créer cette "situation absurde" : tenter de faire croire que la fête de Noël offense les autres traditions, notamment hindoue ou musulmane, présentes sur le sol britannique.

En Espagne, à Saragosse, un établissement scolaire a interdit la récitation de poèmes et le chant de cantiques de Noël. Comme en Grande-Bretagne, il s'agit de ne pas indisposer les enfants des autres religions. Ce "politiquement correct anti-Noël" aurait été inspiré par un manifeste du Parti socialiste au pouvoir, selon lequel "la laïcité est le seul garant de la liberté et de l'égalité". Mgr Fernando Sebastian Aguilar, archevêque de Pampelune, s'est élevé contre "cette vision appauvrie et défigurée qui fait de la religion une activité dangereuse ou une source d'intolérance".

A Munich encore, au coeur de la Bavière catholique, où les traditionnels Weihnachtsmärkten ("marchés de Noël") sont souvent baptisés, depuis l'an 2000, "Milleniummärkten", la presse fait observer que, dans les quartiers à forte proportion d'immigrés, les Weihnachstfesten ("fêtes de Noël") se font moins nombreuses et plus discrètes. L'Italie elle-même n'échappe pas à cette vague de laïcisme et, à Bolzano (Trentin-Haut-Adige), dans une école maternelle, les enseignantes ont décidé cette année d'éviter tout chant de Noël.

Aux Etats-Unis, la polémique est vive. A Chicago, la mairie a interdit, sur le marché de Noël de la ville, la diffusion de bandes-annonces du film La Nativité. A Riverside, en Californie, lors d'un spectacle sur glace, une chorale d'enfants interprétant des chants de Noël a été interrompue sous prétexte que la star invitée, Sasha Cohen, de confession juive, médaillée d'argent aux Jeux olympiques de Turin en 2006, se produisait sur la glace. La patineuse n'avait rien demandé et s'en est étonnée.

"Les scènes de la Nativité et les décorations de Noël sont devenues taboues aux Etats-Unis", déplore l'association Family Research Council. Sous la pression de groupes chrétiens, des chaînes de distribution ont restauré le "Joyeux Noël" dans leur communication promotionnelle, mais l'Alliance Defense Fund (ADF), autre association chrétienne, a mobilisé ses avocats pour écrire à 11 500 directeurs d'établissements scolaires et leur rappeler que le Noël chrétien avait toujours droit de cité. " Il est ridicule que les Américains doivent hésiter avant de savoir s'il est convenable de dire "Joyeux Noël" !", a affirmé un responsable de l'ADF. "La guerre de Noël est une invention de gens amers qui n'acceptent pas que l'Amérique ne ressemble pas à l'image qu'ils s'en font, a répliqué Leonard Steinhorn, professeur à l'American University de Washington. Nous sommes une société plurielle, et il nous faut célébrer cette diversité."
Sans doute ne faut-il pas surestimer ces indices d'une volonté de cacher les symboles d'une fête aussi typiquement religieuse que celle de Noël, récupérée et défigurée, depuis longtemps déjà aux yeux des fidèles chrétiens, par la société marchande. Mais la question sous-jacente est bel et bien là, récurrente dans les polémiques des dernières années sur le port du voile islamique ou de tout autre signe religieux, à l'école notamment. Au nom du "vivre-ensemble" dans la société multiculturelle d'aujourd'hui, l'affichage de symboles, de rites, de fêtes propres à une tradition religieuse doit-il être considéré comme inopportun, voire de nature à encourager les communautarismes et les signes de crispation identitaires ?

"AU NOM DU POLITIQUEMENT CORRECT"


Il est légitime de penser que l'expression de "Joyeuses fêtes" (happy holidays) permet d'englober la Hanoukka des juifs, le Noël des chrétiens, l'Aïd el-Kébir des musulmans qui, cette année, tombe le 31 décembre, et les fêtes de fin d'année. Faut-il pour autant cacher ou débaptiser des fêtes religieuses jugées ostentatoires et que la laïcisation de la société remplace déjà par d'autres rites collectifs, comme en France la Fête de la musique, la Fête du patrimoine ou la Nuit blanche ? Est-ce le meilleur moyen de rendre compte de la pluralité culturelle et d'encourager la tolérance ? "Au nom du politiquement correct, faudra-t-il un jour débaptiser toutes les villes qui portent le nom d'un saint et, à la place de Noël, revenir à la fête païenne du Soleil ?", s'interroge Mgr Hippolyte Simon, archevêque de Clermont-Ferrand, auteur en 2001 de La France païenne.

L'Europe n'est certes plus de culture chrétienne, si tant est qu'elle l'ait jamais été complètement. Mais l'ignorance de son patrimoine historique de valeurs, de références et de fêtes religieuses va à l'encontre d'une pratique apaisée de la laïcité et du dialogue entre les ethnies, les cultures, les confessions. Une laïcité éclairée passe par le droit de tout citoyen de professer ses convictions, y compris religieuses, tout en contribuant identiquement au vouloir-vivre ensemble.

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 21 décembre 2006

Source : le salon beige

Libération publie, à propos du Téléthon, le courrier d'une lectrice souffrant d'un handicap d'origine génétique, "considéré comme grave et très invalidant" :

"Vingt ans que je supporte cet événement national qui choque ma famille (...), la plupart de mes amis et un grand nombre de personnes handicapées que je connais. Vingt ans que j'évite de sortir ce weekend là pour échapper aux sourires de compassion, aux regards de pitié".

Florence Michel dénonce les découvertes, financées par le Téléthon, qui ont abouti à de nouveaux diagnostics couplés aux interruptions médicales de grossesse (IMG), à cause desquelles elle aurait pu ne pas naître :

"Heureusement que je suis de la génération "anté-Téléthon". Je l'ai échappé belle ! Je serais née ? Non, justement je ne serais pas née !"

Elle montre du doigt l'utilisation des enfants handicapés "un jour par an pour faire entrer un maximum d'argent". Elle reproche qu'on leur ait vendu une guérison prochaine et de ce fait qu'on ait généré une "culpabilité de leur différence", "au lieu de leur offrir une société qui les accueille dignement".

"J'aime ma vie. Je ne voudrais pas être quelqu'un d'autre. J'ai rencontré bien des gens sans aucun handicap mais qui n'avaient aucune joie de vivre".

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 18 décembre 2006

Attention Noël
Salamo alayekome mes chères frères et soeurs Je voulais rappeler aux frères et soeurs que c'est interdit dans la religion islamique de participer aux fêtes des kofares, et cela quelque soit la nature de la participation, surtout quand il s'agit des fêtes religieux comme Noël car cela reviens à participer à leur chirk, et aussi c'est interdis de leur féliciter de ces fêtes car c'est comme si tu félicite quelqu'un qui est entrain de se prosterner devant une statut ou devant un animal Walaho a'elam


Re : Attention Noël
question:Féliciter les non musulmans à l’occasion de leurs fêtesAnswer:Féliciter les infidèles à l’occasion du Noël ou d’autres fêtes propres à eux est prohibé à l’unanimité, d’après ce qu’Ibn la Qayyim rapporte dans son livre intitulé Ahkaam dhimmiina où il dit : « Quant aux félicitations présentées dans le cadre de l’exercice de cultes propres aux infidèles elles sont unanimement prohibeés. Il s’agit, par exemple, de les féliciter pour leurs fêtes et pour leur jeûne en disant « bonne fête » ou « joyeuse fête » ou d’autres expressions semblables. Si l’auteur de telles expressions ne tombe pas lui-même dans l’infidélité, il commet un acte interdit au même titre que la présentation de félicitations à quelqu’un qui se prosterne devant une croix. C’est même plus grave aux jeux d’Allah et plus détestables que de féliciter quelqu’un pour avoir bu de l’alcool ou tué une personne ou commis des rapports sexuels illicites, etc.Pourtant nombreux sont les irrespectueux envers la religion qui se comportent de cette façon tout en étant inconscient de la gravité de leurs actes. Quiconque félicite une personne auteur d’un acte de désobéissance ou d’une innovation ou d’une mécréance, s’expose à la colère d’Allah ».L’interdiction de féliciter les infidèles pour leurs fêtes revêt la gravité dont parle Ibn al-Quayyim parce qu’elle implique la reconnaissance de leurs pratiques impies et leur agrément, même si le musulman impliqué n’entérine pas l’infidélité. Toujours est-il qu’il est interdit au musulman de reconnaître les pratiques impies et de féliciter leurs auteurs, car Allah le Très Haut ne les agréé pas. A ce propos, il dit: « ..Si vous ne croyez pas, Allah se passe largement de vous. De Ses serviteurs cependant, Il n'agrée pas la mécréance. Et si vous êtes reconnaissants, Il l'agrée pour vous » (Coran,39 :7) et dit « ....Aujourd'hui, les mécréants désespèrent (de vous détourner) de votre religion: ne les craignez donc pas et craignez - Moi. Aujourd'hui, J'ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J'agrée l'Islam comme religion pour vous. « (Coran,5 :3)
Il est donc interdit de les féliciter à l’occasion de leurs fêtes, qu’il soient des collègues au travail ou pas.S’ils nous félicitent à l’occasion de leurs fêtes , ne leur répondons pas, car leurs fêtes ne nous concernent pas et ne sont pas agrées par Allah le Très Haut. Elles constituent des innovations dans leur religion. A supposer qu’elles eussent un fondement légal, elles ont été abrogées par l’Islam apporté par Muhammad à toutes les créatures et à propos duquel Allah dit: « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà parmi les perdants. »(Coran,3 :85)
Il est donc interdit au musulman de répondre à leur invitation à cette occasion, cela impliquant une participation plus grave que la simple présentation de félicitations.
En outre, il est également interdit aux musulmans d’imiter les infidèles en célébrant leurs fêtes, en échangeant des cadeaux, en distribuant des bonbons ou des repas ou en abandonnant le travail etc. conformément aux propos du Prophète (paix et bénédiction d’Allah soient sur lui ): « .Quiconque cherche à ressembler à des gens leur est assimilable » Cheikh al islam IbnTaymiyya dit dans son livre intitulé: Isqtida assirat al moustaquim mukhalafata as-hab al dahim: « Les imiter dans cartaines de leurs fêtes les rend contents de leurs pratiques vaines. Cette imitation peut même leur donner l’idée d’essayer d’attirer les faibles, quand une occasion propice se présente .»
Quiconque se comporte de la sorte commet un pêché; qu’il le fasse par courtoisie ou par amitié ou pour d’autres raisons, car dans tous les cas, il s’agit de concession en matière de religion qui constitue un appui moral aux infidèles susceptibles de les rendre fiers de leur religion.
C’est à Allah qu’il faut demander de rendre les musulmans puissants grâce à leur religion, de les y raffermir et de leur donner la victoire sur leurs ennemis. Il est fort et puissant ( voir le recueil des Fatawa et épitrés de Cheikh Ibn Uthaymine 3/369).
Sheikh Muhammed Salih Al-Munajjid


Re : Attention Noël
Doit-elle assister à la fête de Noël pour saluer ses parents ?question:Je veux me convertir à l’Islam. Ma famille se regroupe à l’occasion de la fête de Noël et je voudrais les rejoindre pas dans l’intention de participer à la célébration de la fête, mais juste pour profiter de leur regroupement afin de les saluer… Est-ce permis ? Answer:Louange à Allah Nous avons soumis cette question à son éminence, notre maître Muhammad ibn Sahih al-Outhaymine et il y a répondu ainsi : « Non, ce n’est pas permis. Si Allah lui fait la grâce d’adhérer à l’Islam, elle doit commencer par désavouer sa première religion et renoncer à ses fêtes. Allah le sait mieux.


Re : Attention Noël
Citation:
Posté par chaib912

Salam je peut partager certains de tes propos à savoir la crainte de tomber dans un assimationisme aveugle ,mais avant tout il faut se dire que si cela permet de garder une certaines convivialité les uns envers les autres dans le respect dee chaque tradition religieuse il faut pas verser dans le rejet total de l'autre. Car la bonté doit prévaloir sur la verité et l'avis du savant est pas dans le contexte de l'Europe c'est le problème de nombres d'avis données sur de ? il faut se rendre à l'évidence de la réalité dans laquelle on vit et encore une fois en se gardant de faire du mimétisme aveugle .Mais les bons rapports doivent être respecterde part et d'autre je me vois pas faire Noël et je vois pas mon voisin faire la fête du mouton mais cela ne dois pas ns empêcher de nous en tenir aux formules de courtoisie.Bien a toiwa alayekome salam mon frère Je partage ce que tu as dis, car on doit être juste vers tout le monde, mais félicité à l'ocasion d'une fête religieuses est contradictoire avec la religion, donc l'autre va comprendre cela, et tu peux essayer de l'esquiver ces jours, mais pour les accasions de fêtes et de jois general comme les mariages pas de problèmes au contraire l'islam ordonne aux musulmans de bien se comporter avec les kofares car ils sont avant tous des humains.Cordialement

Source : http://www.mejliss.com/showthread.php?t=259477

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 15 décembre 2006

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2006/12/15/le-preservatif-sacre.html

 

Alexandre Simonnot, 28 ans, candidat FN aux prochaines législatives et municipales à Taverny (Val-d’Oise), a été placé en garde à vue de mercredi 16h jusqu’à jeudi midi, pour avoir détérioré un… préservatif. Il comparaîtra le 21 juin devant le tribunal correctionnel pour « dégradation ».

C’était le 1er décembre dernier, journée mondiale contre le sida. Un préservatif de plusieurs mètres de haut avait été installé sur un obélisque. « J’ai vu le matin qu’ils installaient le préservatif et je me suis dit que je ne pouvais pas tolérer qu’il reste là au vu et au su de tout le monde et notamment des enfants qui passent par là. C’est une atteinte aux bonnes mœurs, a expliqué Alexandre Simonnot à l‘AFP. Le soir je suis revenu et je l’ai percé… Je n’ai rien contre la sexualité, l’homosexualité ou les préservatifs, mais pas au vu de tout le monde, tout ça doit rester dans la sphère intime. »

On peut soutenir Alexandre Simonnot en écrivant à la fédération FN du Val d’Oise : FN 95, BP 69, 95170 Deuil-la-Barre cedex. Courriel : dubois@frontnational.com.

Comme par hasard, un frontiste...

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 14 décembre 2006

Source http://www.portesouvertes.fr/content/details.php?id=1&idelement=4941

Ahmed Hussein el-Akkad était un enseignant de l'islam et a fait du prosélytisme pendant 20 ans au sein d'un groupe islamique. Ancien imam dans une mosquée de la banlieue du Caire, El-Akkad a aussi publié en 1994 un livre sur les croyances traditionnelles de la foi musulmane. Cependant, malgré son engagement, le sheikh restait insatisfait et à partir de 2001, il a commencé à prier Dieu d'une manière différente : il lui a demandé de le connaître personnellement. C'est ainsi qu'en janvier 2005, il a rencontré quelqu'un qui lui a expliqué les fondements de la foi chrétienne, puis il a commencé à étudier les Evangiles. Il s'est converti quelques semaines plus tard. "J'ai choisi la foi chrétienne" après des années de recherche dans l'islam écrit-il. "C'est une preuve pour tous les musulmans que la personne qui étudie les deux religions d'un point de vue objectif et sérieux choisira l'approche chrétienne".

Deux mois après sa conversion, la nouvelle se répand et il est arrêté par des agents de la police secrète. Mis en prison sans accusation officielle, il y est toujours, depuis plus d'un an et demi. "On m'a dit que je serai libéré si je donne le nom d'autres convertis comme moi" a-t-il expliqué. Pourtant, en juillet 2006, un tribunal du Caire a ordonné sa mise en liberté. Pire encore, en septembre, il a été transféré vers la prison de haute sécurité de Wadi El-Natroun à une centaine de km au nord du Caire.

Dans cette prison se trouvent de nombreux Egyptiens islamistes condamnés pour des activités anti-gouvernementales. "Je suis en prison parce que j'ai insulté l'islam en devenant chrétien" a-t-il déclaré depuis sa cellule. Son avocat essaie par tous les moyens légaux de le faire sortir. Pour l'instant, cela n'a rien donné.
En Egypte, s'il est possible pour un non musulman de se convertir à l'islam, toute personne qui devient chrétienne s'expose à de sérieuses persécutions de la part de sa propre famille mais aussi de la part de la police secrète.

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mercredi 13 décembre 2006
J'ai eu Ben Laden dans mon viseur
RÉVÉLATIONS Les Américains auraient intentionnellement laissé le chef d'al-Qaida s'enfuir. A deux reprises, des soldats français ont eu la possibilité de tuer Ben Laden. Chaque fois, les Américains les en ont empêchés. A voir dans «Les ratés d'une traque», un film de 52 minutes qui passera en janvier à la télévision.
Fin 2003, dans le Sud de l'Afghanistan, près de la frontière pakistanaise, des soldats français du Commandement des opérations spéciales (COS) repèrent un petit groupe de combattants ennemis. Et parmi eux, Oussama ben Laden. L'homme le plus recherché de la planète est à moins de 400 mètres. Il ne se doute de rien, c'est la nuit, le commando tricolore est enterré. Un soldat tient le géant saoudien (il mesure plus d'1,90 mètre) dans son viseur. «J'ai Ben Laden», lâche même le militaire. Seulement voilà, en Afghanistan, les Français sont sous les ordres des Etats-Unis. Depuis l'Etat-major américain de Bagrham, le COS reçoit, au bout d'un très long moment, l'ordre de laisser partir le fondateur d'al-Qaida...
Quelques mois plus tard en 2004, le même scénario se reproduit. Y a-t-il eu par deux fois des ratés dans la chaîne de commandement? Ou faut-il émettre une hypothèse plus invraisemblable: malgré toutes les déclarations de George Bush depuis le 11 septembre 2001, l'Amérique ne souhaite pas capturer l'ennemi public numéro 1. «Les militaires français ont eu neuf morts en Afghanistan. Profondément choqués par l'attitude des Américains, ils ont commencé à nous parler. Nous avons enregistré leurs déclarations», raconte Emmanuel Razavi, de l'agence Hamsa Press, installée à Dijon.
Les Américains livrent des armes aux talibans Avec Eric de Lavarène, correspondant de plusieurs médias francophones en Afghanistan et au Pakistan (Libération, «France Info»), ils ont réalisé un reportage de 52 minutes, intitulé «Ben Laden, les ratés d'une traque», qui sera diffusé en janvier prochain sur une chaîne francophone, peut-être Arte. Le film ne spécule pas sur les motifs de l'Etat-major américain, il se contente de raconter. Les multiples révélations, que ce soit du représentant de la Banque mondiale à Kaboul, d'un conseiller du président Hamid Karzaï, ou de Haji Zaher, général de la police afghane, laissent pour le moins songeur. On y apprend qu'à Tora Bora, loin de vouloir capturer Oussama ben Laden, on l'aurait tranquillement laissé s'enfuir avec 70 de ses hommes. Aujourd'hui, lorsque les Américains livrent des armes à l'armée nationale afghane, dans le même temps, ils offrent la même quantité de munitions aux... talibans. A quel incroyable jeu de dupes assistons-nous? «Non seulement les talibans peuvent à présent compter sur 15 000 à 20 000 combattants, et contrôlent, de fait, plusieurs provinces, mais al-Qaida est revenu en Afghanistan. C'est cette organisation terroriste qui se livre à des attentats suicides. Attentats qui n'existaient pas jusqu'alors dans ce pays», constate Emmanuel Razavi.
par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 12 décembre 2006

Source : http://lesalonbeige.blogs.com

Hier, Stéphane Kovacs proposait dans le Figaro une analyse sur la radicalisation de l'Islam aux Pays-Bas. Elle montre que malgré des signes évidents de celle-ci -assassinats de Pim Fortuyn et de Théo Van Gogh, polémique sur Ayaan Hirsi Ali, ancienne parlementaire d'origine somalienne- ce pays n'arrive pas à en prendre la mesure et à réagir, bien au contraire:

c'est encore la ­gedoogcultuur, cette culture de la tolérance poussée jusqu'à la permissivité, qui prévaut. « Le sentiment légitime de culpabilité issu du colonialisme, du racisme, de l'apartheid et de l'Holocauste a engendré une attention exclusive et particulière envers les ethnies et les cultures des communautés minoritaires, diabolisant au passage celles de la majorité autochtone », explique ­René Cuperus, membre du think-tank du parti travailliste PvdA.
Dans un livre paru en septembre, l'ancien ministre de la Justice, le chrétien-démocrate Piet Hein Donner, va plus loin,  il assure que « si les deux tiers des Néerlandais voulaient introduire la charia, ce serait scandaleux de dire : c'est impossible. C'est la majorité qui compte, voilà l'essence de la démocratie »...

Ainsi, voit-on se multiplier les projets communautaires:

-À Rotterdam, les travaillistes, majoritaires au conseil municipal, viennent d'approuver un projet controversé : la construction du premier hôpital islamique d'Europe. Avec des départements séparés pour hommes et femmes.À Utrecht, la commission pour l'égalité des chances vient de donner raison à une jeune musulmane, professeur d'économie, qui refusait de serrer la main des hommes. Le collège qui voulait la renvoyer a été qualifié de « trop ethnocentrique ». L'une des principales banques néerlandaises, Rabobank, étudie la possibilité de proposer des « prêts halal », sans intérêts, afin de satisfaire aux préceptes de l'islam.Un syndicat chrétien propose de remplacer un jour férié chrétien par un jour férié musulman...

Les Pays-Bas sont ainsi incapables d'affirmer et de défendre leur propre culture face à l'Islam en raison d'une conception viciée de la démocratie que ne cesse de dénoncer le pape Benoit XVI. Cette conception ne conçoit la démocratie que comme la loi du plus grand nombre, totalement relativiste sans référence au droit naturel et raisonnable et sans référence à Dieu. Puisqu'une telle conception est aussi celle qui prédomine en France, tout indique qu'il risque bientôt d'en être ainsi chez nous.

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 11 décembre 2006

Source : http://lesalonbeige.blogs.com/

Le Premier ministre britannique a tenu un discours surprenant. Lui qui se faisait le chantre du multiculturalisme :

"Adoptez nos valeurs ou restez chez vous ! (...)
Intégrez-vous ou ne venez-pas ici.
Nous n’avons pas besoin de propagateurs de haine, quelle que soit leur race, leur religion ou leur idées.
Si vous venez chez nous loyalement, vous serez les bienvenus… C’et cela qu’être anglais veut dire : le droit d’être différent, mais le devoir de s’intégrer".

Que signifie ce revirement? Un éclair de lucidité ou l'envie de réussir sa sortie?
De ce côté-ci de la Manche, Ségolène Royal qui vante tant les mérites du socialiste anglais, va t-elle continuer à calquer ses idées sur celles de Blair?

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 11 décembre 2006

Source : http://leblogdejeannesmits.blogspot.com/2006/12/plus-dangereux-que-la-cigarette-lexcs.html

 

Plus dangereux que la cigarette, l'excès d'alcool ou l'usage de stupéfiants ?

 

Il s'agit de l'activité homosexuelle masculine, selon un article de Kathleen Melonakos, infirmière agréée aux Etats-Unis, publié par LifeSite. Une longue expérience de auprès de malades de la communauté "gay" l'a poussée à vouloir mettre en évidence les risques mortels associés aux pratiques homosexuelles, la sodomie et la multiplication de partenaires en particulier, et à dénoncer le silence coupable qui les entoure au détriment de la santé et, souvent, de la vie des hommes qui s'y adonnent. Elle a vu mourir trop de jeunes hommes dans la force de l'âge, constaté trop de dégâts physiques... Elle milite désormais dans une association qui cherche à aider les homosexuels qui le désirent à changer de style de vie et d'“orientation”.

Quelques extraits :

Pour autant que je sache, il n'y a pas d'autre groupe de personnes aux Etats-Unis qui meurent de maladies infectieuses vers l'âge de 45 ans si ce n'est les homosexuels pratiquants.

Le risque de cancer anal explose parmi ceux qui pratiquent la sodomie. Une étude évalue l'augmentation du risque à 400 %, chiffre effarant qui double encore en cas de séropositivité HIV.

Elle détaille alors les maladies sexuellement transmissibles, les infections intestinales, les hépatites, différentes allergies, lésions, oedèmes et autres atteintes à la zone génitale qui s'ajoutent au sida auquel les hommes homosexuels sont particulièrement exposés. Kathleen Melonakos cite le livre du Dr Jeffrey Satinover, L'homosexualité et la politique de la vérité, et une interview de celui-ci qui affirme : "Un récent article dans une revue de psychiatrie révèle que 30 % des jeunes hommes homosexuels de 20 ans seront séropositifs ou morts à l'âge de 30 ans."

Peut-on encore prétendre que cette morbidité et cette mortalité accrues ne résulte pas des relations sexuelles entre hommes - sans même parler d'un taux plus élevé d'alcoolisme, d'usage de stupéfiants, de dépression, de suicide et d'autres maladies qui accompagnent si souvent le style de vie homosexuel ? Et que les personnes qui présentent tout cet éventail de comportements sont d'une certaine façon “normaux” ?

De fait, plusieurs études citées par Kathleen Melonakos évaluent la perte d'espérance de vie des hommes homosexuels par rapport à la norme de 40 %... Elle commente :

Prises ensembles, toutes ces études établissent que l'homosexualité est plus mortelle que le tabagisme, l'alcoolisme ou la toxicomanie. Mais il apparaît que bien trop peu de médecins et autres professionnels de la santé ne considèrent l'homosexualité du point de vue diagnostic de ses effets néfastes sur la santé.

Le politiquement correct qui exige de considérer ce style de vie comme acceptable et normal a des conséquences manifestement mortelles.

Lire l'ensemble de l'article (en anglais) ici.

par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Vendredi 8 décembre 2006

Source : http://www.valeursactuelles.com/magazine/monde/index.php?num=3654&position=0&nb=1

Ce que Benoît XVI a vraiment dit
par Laurent Dandrieu

On l’avait dit pape de transition, incapable d’attirer sur lui les feux médiatiques comme naguère Jean-Paul II, et Benoît XVI n’a cessé de faire la une de l’actualité. On avait cru à un doctrinaire rigide et austère, et on a découvert un timide qui gagne facilement le cœur de ceux qu’il rencontre. On avait décrit un théologien reclus au Vatican, gaffeur et incapable d’affronter les subtilités du monde moderne, et aujourd’hui se révèle un diplomate habile, capable de se tirer à son avantage des situations les plus périlleuses.
Le voyage de Benoît XVI en Turquie était par essence périlleux. Il l’avait lui-même rendu plus délicat encore par quelques phrases extraites de sa conférence de Ratisbonne, le 12 septembre dernier, sur les rapports de l’islam à la violence. Les islamistes avaient menacé, les nationalistes, furieux d’une déclaration de 2004 du cardinal Ratzinger contre l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, avaient tempêté, un romancier avait bâti un best-seller express en imaginant l’assassinat du pape lors de sa visite, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan avait annoncé qu’un calendrier trop chargé l’empêcherait de le rencontrer… Malgré tout, la visite de Benoît XVI en Turquie, du 28 novembre au 1er décembre, aura été, sinon un triomphe, du moins un succès réel.
L’accueil aura été beaucoup moins glacial que prévu. Les islamistes, qui avaient espéré un million de personnes dans la rue pour protester contre la venue du pape, n’ont réussi à en rassembler que 20 000, le 26 novembre. Le séjour de Benoît XVI s’est déroulé sans incident, à peine troublé par des manifestations qui n’ont jamais réuni plus de quelques dizaines de personnes.
Une partie de la population semble avoir été séduite par le ton modéré du pape, bien loin du pourfendeur de l’islam qu’elle s’attendait à trouver, par son attitude modeste et souriante, et par les quelques gestes qu’il a su faire pour détendre l’atmosphère, comme ce drapeau turc brandi à Éphèse, cette simple phrase, reprise à Jean XXIII, qui fut nonce à Ankara : « J’aime les Turcs », ou encore ses excuses au peuple turc… pour les embarras de circulation causés par sa visite. Benoît XVI
a emporté l’approbation de certains médias, comme le journal libéral Radikal, qui voit en lui « un ami de la Turquie », le quotidien populaire Posta, qui a titré en une « Le Pape gagne le cœur des Turcs », ou le quotidien pro-islamiste Yeni Safak, dont l’un des chroniqueurs est allé jusqu’à écrire : « J’ai adoré ce pape. »
Si Benoît XVI n’a évidemment pas déplacé les foules dans un pays à 99 % musulman, les médias locaux notaient que la retransmission télévisée de son voyage aura été suivie attentivement par des millions de Turcs.
Certes, les propos prêtés au pape sur l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne auront beaucoup fait pour alléger le climat. Dans l’avion le conduisant à Ankara, Benoît XVI avait précisé : « Ce n’est pas un voyage politique mais pastoral ». Ce qui n’a pas empêché Recep Erdogan, qui s’est rendu compte in extremis que boycotter le pape ne pouvait manquer de desservir la cause de la Turquie, de déclarer à l’issue de leur entretien, le 28 novembre : « Il a dit : Nous voulons que la Turquie fasse partie de l’Union européenne. » Paroles rapidement devenues vérités d’évangile pour les médias avides de revirements spectaculaires. Le musulman Erdogan, qui, la veille encore, envisageait de boycotter le pape, était devenu tout à coup son porte-parole officiel !
La vérité est évidemment plus complexe. Si Benoît XVI ne pouvait pas contredire son hôte dès le début d’un voyage empli de tensions, il n’a pas prononcé un mot pour confirmer ses dires. Quant à son porte-parole au Vatican, le père Federico Lombardi, il a précisé : « Le Saint-siège n’a ni le pouvoir ni la charge d’intervenir sur le point précis de l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. Cela n’est pas de son ressort. Cependant, il regarde positivement et encourage le chemin de dialogue, de rapprochement et d’insertion dans l’Europe sur la base de valeurs et de principes communs. » Si l’on est loin du plaidoyer pour l’adhésion de la Turquie décrit par Erdogan, reste que cette déclaration du père Lombardi représente un infléchissement de la position de Benoît XVI : mais le pape, chef de la diplomatie vaticane, ne peut tenir des propos aussi abrupts que le cardinal Ratzinger – ce qui ne signifie pas que son sentiment se soit modifié.
Quels sont ces principes et ces valeurs ? Dans sa déclaration commune avec le patriarche Bartholomée Ier, le pape cite au premier rang de ceux-ci « la liberté religieuse, témoin et garante du respect de toute autre liberté. Dans chaque initiative d’unification, les minorités doivent être protégées, avec leurs traditions culturelles et leurs spécificités religieuses. » Au cours de son voyage, Benoît XVI a eu l’occasion de constater que c’est loin d’être le cas en Turquie, où les chrétiens se voient refuser, au nom d’une laïcité à géométrie variable, toute existence juridique – le pape a obtenu du gouvernement turc l’ouverture de négociations sur ce thème. Il y est revenu à maintes reprises au cours de ce voyage. Manière aussi pour lui de marquer que les conditions de l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, quoique l’on pense de ce processus, sont de toute façon loin d’être remplies.
À plusieurs reprises également, le pape a insisté sur les racines chrétiennes de l’Europe, et rappelé la voie étroite entre laïcité et laïcisme. Benoît XVI, qui a rendu visite au mausolée du fondateur de la Turquie laïque, Kemal Atatürk, a une fois de plus distingué le laïcisme, « une voie sans issue » qui « sépare totalement la vie publique de toutes les valeurs de la tradition », et la laïcité, « distinguant clairement la société civile et la religion, afin de permettre à chacune d’être autonome dans son domaine propre, tout en respectant la sphère de l’autre ». C’est avec cette laïcité qu’il a mis l’islam au défi de se confronter.
Ce dialogue avec l’islam fut le second axe de ce voyage. La visite de Benoît XVI à la Mosquée bleue a fait couler beaucoup d’encre. Cette visite était la seconde du genre, après celle, en 2001, de Jean-Paul II à la mosquée des Omeyyades à Damas (ancienne basilique chrétienne, celle-ci abrite le tombeau de saint Jean-Baptiste, ce qui donnait un prétexte chrétien à cette visite), mais elle revêtait une dimension particulière, quelques mois après la controverse de Ratisbonne.
Des journalistes pressés ont prétendu que le pape se serait tourné vers La Mecque pour prier, quand, soucieux d’éviter tout syncrétisme, il n’a fait que respecter un temps de silence et de méditation alors que son hôte, le grand mufti d’Istanbul, effectuait pour sa part une prière devant la niche qui indique la direction de La Mecque.
Ce geste aura néanmoins permis à Benoît XVI de réaffirmer « toute son estime pour les croyants musulmans », tout en développant un discours en deux axes : solidarité entre les croyants, mais exigence de réciprocité dans la tolérance. Le pape a repris le discours cher à Jean-Paul II sur la collaboration des grandes religions monothéistes en faveur « du caractère sacré et de la dignité de la personne » et de la reconnaissance de la transcendance. Comme en écho à sa conférence controversée de Ratisbonne, Benoît XVI a cité un autre dialogue médiéval : « Il me plaît de citer quelques paroles adressées par le pape Grégoire VII, en 1076, à un prince musulman nord-africain, qui avait agi avec grande bienveillance envers les chrétiens placés sous sa juridiction. Le pape Grégoire VII parla de la spéciale charité que chrétiens et musulmans se doivent réciproquement, parce que “nous croyons et confessons un seul Dieu, même si c’est de manière différente, chaque jour nous le louons et vénérons comme créateur des siècles et gouverneur de ce monde”. » Mais ce fut pour rappeler aussitôt l’exigence d’un dialogue en vérité.
Le pape n’a pas non plus manqué de rappeler que la liberté religieuse suppose que les religions « renoncent absolument à cautionner le recours à la violence comme expression légitime de la démarche religieuse ». Ceux qui ont présenté cette visite comme un démenti de Ratisbonne en sont pour leurs frais.
Comme Jean-Paul II avant lui, Benoît XVI se soucie peu des inévitables raccourcis journalistiques, de la déformation médiatique qui détourne le sens de ses paroles et de ses gestes : il trace sa route – et que ceux qui ont des oreilles entendent. Les infléchissements – sur la Turquie en Europe, sur les relations avec l’islam – auxquels ce voyage aura donné lieu peuvent cependant nuire à la lisibilité de son message, qui donne parfois l’impression d’osciller au gré des nécessités de l’heure. Benoît XVI n’en a pas moins considéré qu’ils étaient indispensables sur le plan diplomatique, commandés par ce qui fut probablement le principal souci de Benoît XVI durant cette visite en Turquie : la survie des communautés chrétiennes.
Car c’est à l’invitation du patriarche de Constantinople Bartholomée Ier qu’avait répondu Benoît XVI. Les deux hommes se sont vus à plusieurs reprises et ont signé une déclaration qui a rappelé l’urgence d’un rapprochement des chrétiens face à « la montée de la sécularisation, du relativisme, voire du nihilisme », malgré les divergences persistantes. Aucun progrès décisif n’a été accompli. Mais la visite aura contribué au réchauffement des relations entre catholiques et orthodoxes ; elle sera suivie de la première visite officielle au Vatican du primat de l’église orthodoxe grecque, S. B. Christodoulos, du 13 au 15 décembre.
Cette attention prêtée aux communautés chrétiennes turques peut paraître dérisoire au regard de leur importance numérique : 100 000 chrétiens au total, dont seulement 15 000 catholiques. Mais le nombre n’est rien en regard de l’importance symbolique et spirituelle d’Églises qui témoignent de l’universalité du christianisme et incarnent un lien physique avec ses origines, en ces lieux mêmes où s’opéra la fusion « entre le message biblique et la pensée grecque », qui constitua l’axe du discours de Ratisbonne.
À Éphèse, haut lieu de l’apostolat de saint Paul, c’est ce lien que Benoît XVI a voulu célébrer en visitant la maison où vécut la Vierge Marie, en cette ville où un concile, en 431, a défini la maternité divine. En y rappelant le martyre du père Santoro, assassiné le 5 février en Anatolie, comme en évoquant la difficile survie des chrétiens en terre d’islam, le pape a voulu souligner que l’avenir des chrétiens d’Orient engage toute l’Église.
par Chouan Bourguignon publié dans : chouanbourguignon
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Calendrier

Décembre 2006
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recherche

Blog : Famille sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus